Pendant la révolution, elle fut dépossédée de ses statues et
décors religieux et
vendue en Bien
National ; puis la Chapelle tomba en désuétude. Aujourd’hui
elle est la
propriété d’un particulier.
Le 16 juin 1895, le conseil municipal donne son approbation pour
construire un lavoir public, demandé avec insistance depuis longtemps
par la
population. De construction quelconque et à cheval sur le ruisseau
Saint Almer, il est enjolivé, aujourd’hui, par le
fleurissement réalisé par des bénévoles. Il n’est plus un lieu de
travail et de
rencontre. Certains l’appelaient « Radio Lavoir »
en référence
au caquetage des lavandières. Les boîtes à laver, où ces dames
s’agenouillaient, avaient été baptisées « boîte
d'avocat » par
le fabricant local.
L’ancien Presbytère du XVIème
siècle

De construction tout à fait remarquable, le Presbytère est
vendu comme bien national en 1793. Racheté par la municipalité en 1811,
redevint par la suite propriété privée, pour à nouveau appartenir à la
commune en 1907 (séparation de l’Eglise et de l’Etat) Cette vieille
construction accolée au chevet de l’église, se distingue par une tour
carrée
sur laquelle prédomine une fleur de lys ayant échappé au vandalisme
révolutionnaire.
Cette bâtisse abrita longtemps les différents curés
successifs. Dès la possession de l’édifice, la commune ayant proposé un loyer, doublé par
l’autorité de
tutelle, le desservant refusa de payer un loyer jugé trop élevé. Il fut
prié
de quitter les lieux sous huit jours.
Le conseil municipal décide d’y installer la
seconde classe de l’école des garçons.
Néanmoins en 1908 une partie fut louée au curé Lefer.
Puis la Poste occupa une partie jusque dans les années 1970,
avec logement de fonction. Le reste de l’immeuble resta à la
disposition du
curé pour enseigner le catéchisme.
Le presbytère sera vendu à un particulier le 14 septembre
1974 ; les fonds serviront à financer la salle polyvalente

Mairie de Gréez, XVIème siècle
Construite face à l’église, cette ancienne maison
bourgeoise, appelée « Logie », aurait été la
propriété de la famille
Du Plessis.
Durant la
révolution cette construction aurait été occupée
par le sieur Boutroüe, dernier notaire royal de Gréez. Député, il avait
voté
la mort du Roi. Il
nous a été rapporté,
que chaque matin, Boutroüe criait de sa fenêtre « Vive la République »
et le sieur Du Plessis d’une fenêtre voisine lui répondait «
Vive le
Roi » Néanmoins, malgré leurs idées très opposées, ils étaient
amis.
N’empêche que Madame Du Plessis fut déportée à Chartres et la
chute de
Robespierre la sauva de la guillotine.
En 1856,
les sœurs de la Congrégation d’Evron
y établissent une école pour l’éducation des demoiselles. Le
bâtiment,
situé sur la droite, tenait lieu de chapelle. Laïcisée elle fonctionna
jusqu’à
la rentrée de 1927 . L’immeuble est redevenu logement locatif
jusqu’en
1957.

Le 12 novembre 1958 un appel d’offres est lancé pour aménager le bâtiment
en Mairie, l’inauguration
eut lieu en octobre 1960.
Il est
regrettable que le fronton de l’ancienne mairie
« Liberté, Egalité, Fraternité » ne soit
pas reproduit sur
cette façade.
La partie
gauche a été affectée à l’entrée de la salle polyvalente et à la cuisine
la desservant. Elle est construite perpendiculairement à la mairie.
Cette
salle construite en 1976, fut inaugurée en 1977 et depuis a subi de
multiples
remises aux normes !!
